L’Epée Saint Quentinoise
Le club existe depuis 1925. Son activité a été interrompue quelque temps avant de redémarrer et perdurer depuis 1946. En 1993, Jean-Luc Pommerolle, maître d’armes, dispense ses premiers cours d’escrime à Saint Quentin. Les débuts sont difficiles mais bientôt le succès est au rendez-vous. La petite vingtaine de licenciés des débuts s’est transformée , puisque 139 personnes se sont inscrites en 1996. Un facteur essentiel vient renforcer les inscriptions : les jeux olympiques et leur médiatisation. Cette année est donc une année creuse, à la veille des jeux de Pékin ; une petite centaine d’escrimeurs suit l’enseignement de Jean-Luc Pommerolle. La grande majorité d’entre eux est constituée d’enfants et d’adolescents.
L’escrime, autrefois art académique militaire, se décline à Saint Quentin principalement côté loisirs. Seul 10% de l’effectif joue ses atouts en compétition ; on tire donc essentiellement par plaisir au sabre et au fleuret dans la salle d’escrime du palais des sports. Cet enthousiasme est partagé dès 4 ans avec un cours de baby escrime et se poursuit jusqu’à l’âge adulte. Des cours d’escrime médiévale, valorisant le beau geste, la maîtrise technique et artistique sont également dispensés à une dizaine d’adolescents et d’adultes le lundi soir et le samedi matin.
L’Epée Saint quentinoise s’investit également auprès des enfants des quartiers. Le mardi soir et le mercredi matin, une découverte de l’escrime est proposée à des enfants âgés de 10 à 12 ans. Le but est simple : faire de cette discipline à la rigueur contraignante, par le port d’une tenue pas toujours facile à accepter, et des principes de confrontation parfois astreignants, une activité ludique et constructive dans le respect de l’adversaire. Sans limiter la création motrice du pratiquant, l’apparente liberté des gestes entraîne les principes d’efficacité qui font l’escrime, l’allongement du bras, la fente, la touche. La démarche de l’inscription en club n’étant pas toujours évidente, Jean-Luc Pommerolle espère , en venant animer ces ateliers, susciter des vocations pour parvenir au transfert des jeunes vers les clubs.
Outre la ville de Saint Quentin, les villes de Chauny, Vervins, Tergnier et La Ferre bénéficient de cours d’escrime. Ainsi, à travers cette compétition, c’est toute la haute Picardie qui part à l’assaut des championnats de France … |